vendredi 12 mai 2017

LA RUMEUR INFONDÉE QUI EMPÊCHERAIT L'ARRÊT DES TRAINS A LA GARE DE TALENCE

La rumeur infondée selon laquelle il faudrait attendre la mise en service de la LGV Bordeaux-Dax pour pouvoir arrêter les TER à Talence Médoquine.

S'appuyant sur les déclarations d'un agent de SNCF Réseau qui n'ont jamais été confirmées par une étude de ligne sérieuse, la Région Nouvelle Aquitaine prétend qu'il n'est pas possible d'arrêter les TER à Talence Médoquine tant que la LGV Bordeaux-Dax ne sera pas en service.
Il suffit de comparer Cenon et Talence Médoquine pour s'apercevoir que cette version soutenue par la Région n'a aucun fondement sérieux.
Sur la ligne Paris-Bordeaux, à 4 km au nord de Bordeaux, se trouve la gare de Cenon et la bifurcation en direction de Saintes, La Rochelle.
Sur la ligne Bordeaux-Hendaye, à 4 km au sud de Bordeaux se trouve la gare de Talence-Médoquine et la bifurcation en direction de Le Verdon.
Depuis le 25-9-1990 les TGV circulent sur la ligne Paris-Bordeaux et cela n'a pas empêché SNCF et la Région d'arrêter depuis le 2-9-2007 les TER en direction de Saintes, Bergerac, Angoulême, Périgueux. Ce n'est que le 8-5-2016 que la gare de Cenon fut dotée de 4 voies à quai. 100 TER s'arrêtent à Cenon.
Ainsi, de 2007 à 2016, la SNCF a su faire circuler au nord de Bordeaux sur la ligne classique des TGV, des TER, des trains fret, alors que les TER s'arrêtaient à Cenon. Et pourtant, le cas de Cenon était bien plus difficile à résoudre que celui de Talence car :
a)    Il y circule 2 fois plus de trains qu’à Talence.
b)    Le différentiel de vitesse entre TGV et autres trains y est plus important.
c)    A Cenon, il n’y avait que 2 voies de circulation alors qu’à Talence il y a 2 voies
 spécifiques pour la ligne du Verdon.
Au vu de cet état de fait, chacun peut se rendre compte pourquoi SNCF Réseau n'a communiqué aucune étude (graphiques de circulation à l'appui) prouvant qu’il était impossible d'arrêter les TER à Talence tant que la LGV Bordeaux-Dax ne serait pas en service.
La LGV Bordeaux-Dax sera-t-elle réalisée un jour ? Cela paraît bien improbable. En 2016 les investisseurs de la LGV Tours-Bordeaux ont exigé que celle-ci soit parcourue par un nombre minimal de TGV pour pouvoir rentabiliser l'investissement. Lors de la mise en service de la LGV, 33 allers-retours sont prévus entre Bordeaux et Paris ; 9 seulement continueront sur Dax. C’est nettement insuffisant pour justifier financièrement la construction d’une LGV.
Le 20 avril 2017, Guillaume PEPY, Président de la SNCF a déclaré : « La rénovation d'une ligne ferroviaire revient à un million d'euros le km ; la construction d'un km de LGV à 30 fois plus ». Cette déclaration faite à Toulouse au sujet du projet de construction de LGV entre Bordeaux et Toulouse s'applique à fortiori à la ligne Bordeaux-Dax. Cette ligne renouvelée au début des années 70 doit être rénovée dans la prochaine décennie et cette rénovation permettrait de relever la vitesse de la ligne et ainsi obtenir un temps de parcours équivalent à celui attendu par la création de la LGV Bordeaux-Dax. L'intérêt général commande de rénover la ligne et d'abandonner toute idée de création de LGV entre Bordeaux et Dax.
Il est indéniable qu’une étude engagée par un cabinet spécialisé et indépendant montrerait que les reports des usagers de la route vers les TER seraient importants et contribueraient à fluidifier sérieusement la circulation routière si les TER s’arrêtaient à Talence Médoquine.
Il faut partir sur des bases saines, ne plus chercher à masquer l'échec manifeste du triangle des échoppes, œuvrer sérieusement à la promotion du transport ferroviaire régional en arrêtant les TER à Talence Médoquine, même si cela fait de l'ombre à la gare de Pessac.
Le Président de ATGM
Germain Suys






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